Poussières d’étoiles

« La Famille du Prophète est à l’exemple des étoiles dans le ciel. Quand s’éteint une étoile, une autre s’allume. Dieu a parachevé pour vous Ses oeuvres et vous a fait voir ce à quoi vous aspiriez. » L’Imam Ali (as)

 

Montessori 1 juin, 2009

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La pédagogie Montessori

 

Maria Montessori nous a laissé des outils pédagogiques considérables : un ensemble d’ouvrages scientifiques traitant du développement de l’enfant et du matériel prévu pour l’enseignement.

Ces outils sont utilisés par bon nombre d’instituteurs, éducateurs, professeurs et même parents comme des supports au développement de l’enfant.

L’éducation selon la méthode de Maria Montessori développe de nombreux principes positifs chez l’enfant, principalement :
· L’amour du travail
· L’autonomie
· Le respect de soi-même et des autres
· Les capacités sensorielles
· L’auto-discipline

Ces points forts se retrouvent dans toutes les classes Montessori, alors que dans l’éducation traditionnelle seules une ou deux de ses qualités sont choisies comme objectifs de l’enseignement.

Nous allons présenter brièvement dans cet article chacun de ses développements et voir comment ils sont mis en oeuvre dans les classes Montessori.

 

1 Le développement de l’amour du travail
« L’activité de l’enfant est poussée par son propre moi et non pas par la volonté de la maîtresse » Maria Montessori dans l’esprit absorbant
Pour favoriser l’amour du travail chez l’enfant, l’éducation Montessori n’impose pratiquement pas de limite à la démarche personnelle de l’enfant.
Ainsi, s’il le souhaite, l’enfant peut démonter et remonter chaque jour la tour de cubes jusqu’à ce qu’il ait atteint son propre objectif. Il prend le temps de déplacer chaque cube depuis l’étagère, de le placer sur le tapis pour réaliser l’exercice. A la fin de ce dernier il replace correctement le matériel qu’il a utilisé sur l’étagère à la place précise prévue à cet effet.
L’enfant répète les exercices qu’il a choisi autant de fois et autant de temps qu’il le souhaite. Dans une classe Montessori, l’enfant est une véritable fourmi. Il est acteur de son propre apprentissage, et sa concentration n’a d’égale que dans son amour à aller au bout des exercices.
En n’imposant pas de limite à la répétition d’un travail, la pédagogie Montessori évite les inhibitions qui empêchent le développement naturel de l’amour du travail…

 

2 Le développement de l’autonomie de l’enfant
L’apprentissage de l’autonomie est un point clé dans l’éducation de l’enfant. La pédagogie de Maria Montessori le met en exerbe dès le plus jeune âge de l’enfant.
« Nous pensons qu’il ne peut pas marcher, et nous le portons dans nos bras; qu’il ne peut pas travailler, et nous travaillons pour lui : si bien qu’au seuil de la vie, nous lui donnons un complexe d’infériorité. »Maria Montessori dans l’esprit absorbant.
Dans une classe Montessori, l’enfant choisit son propre travail.
L’environnement préparé est le concept clé de la pédagogie de Maria Montessori. Chaque objet présent dans la classe a été pensé pour l’enfant.
L’aménagement spatial de la classe lui-même a pour objectif de permettre le développement de l’autonomie de l’enfant. Autonomie à se mouvoir, à se poser (l’enfant décide de travailler assis sur une chaise ou un tapis, debout à écouter et observer les autres).
L’enfant peut travailler avec qui il souhaite, seul ou en petits groupes improvisé. Il parle à qui il veut, il travaille avec d’autres enfants, seul ou avec un éducateur Montessori.
L’enfant situe sa propre vitesse d’apprentissage, il apprend à connaître son niveau de connaissance et à ne pas brûler les étapes d’acquisition des savoirs. Le matériel auto-correctif est là pour l’y aider.

 

3 Le développement du respect de soi-même et des autres
Favoriser le respect de l’environnement est un point essentiel dans la pédagogie de Maria Montessori. Elle pensait construire la paix en aidant l’enfant pour [...].
Le respect de matériel et du travail des autres est très tôt expliqué à l’enfant car il est à la base du fonctionnement de la pédagogie. Il n’y a qu’un cube du binôme dans une classe Montessori : l’enfant doit attendre que le matériel soit disponible. Ce matériel est beau, rare et fragile : il développe l’oeil, la patience et l’attention de l’enfant.
Dans la classe tout le monde parle tout bas afin de ne pas perturber la concentration des autres.
« L’activité de l’enfant est poussée par son propre moi et non pas par la volonté de la maîtresse » Maria Montessori dans la pédagogie scientifique.

 

4 Le développement des capacités sensorielles
Le matériel développe tous les sens de l’enfant. Le toucher, l’ouie, l’odorat, la vision, le goût.L’enfant découvre par lui-même des concepts de bases de mathématiques ou de physique par le sensoriel.
L’éducation sensorielle est nécessaire, comme base de l’éducation esthétique et de l’éducation morale. « En multipliant les sensations et en développant la capacité à apprécier les plus infimes différences entre les stimulants, on affine la sensibilité. » Maria Montessori dans la pédagogie scientifique.

 

5 Le développement de l’auto-discipline
 » L’obéissance contrainte de l’enfant à la maison et à l’école, une obéissance qui ne prend pas en compte les droits de la raison et de la justice, prépare un adulte qui se résignera à n’importe quoi et à tout. »
Maria Montessori dans l’Education et la paix.
L’environnement et la méthode encouragent l’auto-discipline. L’ambiance incite l’enfant à se contrôler, à dominer ses gestes, ses déplacements, son énergie. Très tôt l’enfant apprend à soulever et ranger sa chaise dans le profond silence.
Grâce à ses principes, l’éducation Montessori permet un développement naturel des valeurs positives chez l’enfant. Et comme ce processus est naturel, il est ancré durablement dans chaque enfant.
L’élément central de la pédagogie Montessori est de « laisser le contrôle à l’enfant« . En effet, celui-ci sait déjà intuitivement comment mener son apprentissage, il a simplement besoin d’un environnement qui favorise sa démarche.

 

« La conception de liberté qui doit inspirer la pédagogie doit être universelle : c’est la libération de la vie réprimée par les obstacles innombrables qui s’opposent à son développement harmonieux, tant organique que spirituel. « 
Maria Montessori dans « la pédagogie scientifique ».

 

Pour en savoir plus : http://www.emmi91.fr/doku.php?id=la_pedagogie:Accueil

http://blog.montessori.fr/la-methode/

 

 

Montessori sur le net

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Petite sitographie :

Sur www.montessorienfrance.com vous trouverez de nombreuses astuces pour aider chaque jour votre enfant à acquérir de plus en plus d’autonomie, aussi du matériel pédagogique à fabriquer vous-même à la maison et un livre complet en ligne :

http://www.montessori.fr/article.php3?id_article=12

Des blogs :

http://www.conseils-d-education-montessori.com/articles-blog.html

http://bebeliv.blogspot.com/

http://ecole-lubienska.blogspot.com/

http://montessoritarn.canalblog.com/

http://thelearningark.blogspot.com/

http://ecoleauxpapillons.blogspot.com/

http://baytimadrassati.over-blog.com/

http://montessoritarn.canalblog.com/

http://web.me.com/gmhbarbier/iWeb/JournalMontessori/Index.html

http://montessorichezlespetitspois.blogspot.com/

http://montessoria.blogspot.com/

http://balthazarandco.blogspot.com/

http://montessorietcomp.canalblog.com/

http://www.ecole-et-cabrioles.com/

http://www.itsy-bitsy-spider.net/

http://www.lebloghomeschooling.com/

http://apprendre-a-la-maison.eklablog.com/

http://mamabeille.blogspot.com/

http://ptiteecolehilal.canalblog.com/

http://madrassatuna.over-blog.com/

http://mamancouleur.over-blog.com/

http://monptitchat.over-blog.fr/

http://baytimadrassati.over-blog.com/

http://ecollogis.blogspot.com/

http://mllefoulbazard.blogspot.com/

http://lilifersen.wordpress.com/montessori/ et http://sixpiedssurterre.wordpress.com/

http://selmaroc.over-blog.com/

http://makimura78.bloxode.com/

http://lapetitecrecheadomicile.over-blog.com/

http://ecoleschtroumpfs.canalblog.com/

Pour les tout-petits : http://bebeliv.blogspot.com/

http://lespetitspasdemontessorien.blogspot.com/

Fabrication de matériel :  http://aidalavie.blogspot.com/

Des formations :

http://www.educationmontessoriformation.com/

http://www.montessori-formations.fr/

http://www.formation-montessori.eu/index.htm

http://ateliergrainedecurieux.blogspot.com/2010/01/planning-des-formations-l-atelier.html

Des cours en anglais :

http://homepage.mac.com/montessoriworld/mwei/Course1/VideoCourse1/The_Course.html

Albums en anglais :

http://mondorfment.blogspot.com/2010/02/6-9-elementary-montessori-albums.html

Des groupes yahoo :

http://cf.groups.yahoo.com/group/muslimhomeschooling/  et sous-groupes

http://fr.groups.yahoo.com/group/montessori_en_Belgique/

http://cf.groups.yahoo.com/group/materiel_montessori/

http://fr.groups.yahoo.com/group/shiahomeschooling/  et sous-groupes

Des forums :

http://montessori.forum-actif.net/

http://montessorimuslima.forumactif.com/

De nombreuses photos de mise en situation : http://www.flickr.com/photos/8471692@N07/

Ateliers de soutien scolaire :

http://web.mac.com/gmhbarbier/iWeb/lajoiedapprendre/Bienvenue.html

par l’auteur du Journal Montessori

D’autres liens ici :

http://poussieresdetoiles.unblog.fr/2009/06/04/sur-le-net-2/

 

 

La leçon en 3 temps

Classé dans : 1. Pedagogies,1.1. Montessori,D~Petit ecolier~ — poussieresdetoiles @ 18:25

 

La leçon en 3 temps


L’éducation commence dès la naissance. Amener à maturité le potentiel humain est un pari qu’il faut prendre de bonne heure si on veut le gagner.
Ce n’est pas l’âge de votre enfant qui doit vous guider mais l’enfant lui-même, ses aptitudes, son caractère, sa vivacité d’esprit, ses difficultés…
L’enfant est un individu, avec ses besoins et ses humeurs. La qualité de l’enseignement et son adaptation à la situation sont essentiel mais votre propre sensibilité, votre bonne organisation joueront un rôle important dans le progrès qu’il accomplira.
Une bonne connaissance est fondée sur la répétition.

Il faut laisser l’enfant progresser à sa propre allure, apprendre et découvrir le plus possible par lui-même. Soyez disponible lorsqu’il a besoin d’aide, mais ne cédez pas à la tentation d’intervenir et d’intercaler trop souvent des avis bien intentionnés mais qui brisent l’élan. Minimisez les erreurs de l’enfant et corrigez-les sans lui donner l’impression qu’il n’est qu’un incapable et un sot. La patience, l’intérêt et l’enthousiasme avec lesquels vous accueillerez ses résultats auront une grande influence sur son désir d’apprendre. Il faut que votre enfant envisage les études comme une expérience exaltante et un défi à relever.

La leçon en 3 temps

Le but de la leçon en 3 temps est d’enseigner les nouveaux concepts par la répétition, afin d’aider ainsi l’enfant à mieux comprendre les diverses données telles qu’elles lui sont présentées. Cela permet aussi à l’enseignant de voir jusqu’à quel point l’enfant saisit et assimile ce qu’on lui explique.
On utilise ordinairement trois ou quatre objets différents à la fois. Si l’enfant semble ne pas comprendre l’une des étapes de l’exercice, il faut la reprendre afin de toujours bien s’assurer qu’elle est parfaitement bien assimilée avant d’aborder la suivante.


1er temps : reconnaissance de l’identité : établir l’association entre l’objet montré et son nom : « C’est le… », en donnant l’information lentement.


2e temps : reconnaissance des différences : pour être sûr que l’enfant a compris, dites : « Donne-moi le… » ou
« Montre-moi le… », d’abord dans l’ordre puis dans le désordre.


3e temps : discrimination entre plusieurs objets qui se ressemblent : pointer un objet en demandant : « Qu’est-ce que c’est ?»

 

Mémo:

 

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Réf. : L’école Montessori chez soi, Elisabeth G. Hainstock

Voir aussi :

http://sylviedesclaibes.com/2012/11/19/le-lecon-en-trois-temps/  etoile.gif

http://montessorichezlespetitspois.blogspot.com/2007/09/la-leon-en-trois-temps-dans-le-vif-du.html

http://web.mac.com/gmhbarbier/iWeb/JournalMontessori/Journal%20Montessori/88C5A9D9-982A-4124-BD6C-7E40AA237CB5.html

 

 

 

La gestion mentale

Classé dans : 1. Pedagogies,1.2. Gestion mentale,D~Petit ecolier~ — poussieresdetoiles @ 18:21

 

Qu’est-ce que la Gestion mentale?

 

1- Définition

La Gestion Mentale explore, décrit et étudie les processus mentaux dans leur diversité. Cette psychologie de la conscience cognitive a été élaborée par Antoine de la Garanderie à partir de l’analyse des habitudes mentales de très nombreux sujets.

 

2 -Moyens

Le sujet prend conscience par introspection de ses évocations et de ses itinéraires mentaux lors de l’accomplissement d’une tâche Le dialogue pédagogique est un moyen de favoriser cette introspection.

 

3-Objectifs

a/ Conduire à la connaissance de soi

- Faire prendre conscience des habitudes mentales mises en oeuvre au cours des activités les plus variées.

- Différentier évocation et perception.

- Mettre en évidence le projet structurant toute évocation.

- Faire préciser le projet de la personne lorsqu’elle accomplit une tâche. Le projet est l’orientation réfléchie et spontanée que le sujet donne à son activité. Il structure les gestes mentaux qui sont : l’attention, la mémorisation, la compréhension, la réflexion et l’imagination.

b / Élargir les compétences.

- Transférer les habitudes mentales efficaces aux domaines de difficulté.

- Proposer d’autres stratégies mentales pour inciter le sujet, dans le respect de ce qu’il est, à élargir ses propres habitudes mentales afin d’améliorer ses performances.

- Expliciter les différents projets mentaux adaptés aux tâches entreprises.

c/ Mener à l’autonomie

Rendre le sujet promoteur, voire créateur, de ses moyens de réussite.

 

4-Champs d’application

Individuel

- Mieux connaître son fonctionnement mental.

- Construire ses propres méthodes de travail dans tous les domaines: manuel, intellectuel, sportif ou artistique…

- Devenir acteur de sa réussite.

Pédagogique

- Modifier considérablement le regard porté sur les apprenants.

- Comprendre et analyser les difficultés d’apprentissage.

- Aider l’apprenant à élaborer des stratégies mentales efficaces.

- Conduire un dialogue pédagogique avec le groupe d’apprenants menant à une interactivité enrichissante.

- Donner à l’apprenant un accès plus efficace au savoir par la mise en projet, la différenciation des messages, le temps d’évocation, la description et la pédagogie des cinq gestes mentaux.

- Favoriser la communication et la tolérance.

Thérapeutique

- Reconnaître et valoriser l’identité cognitive du patient quelque soit son handicap

- Repérer en amont des signes cliniques les processus mentaux exprimant des étiologies diverses et directement responsables de l’efficience du patient

- Enrichir le diagnostic et autoriser la mise en place de moyens thérapeutiques finement adaptés aux exigences mentales du sujet.

Un praticien en Gestion Mentale se doit

- D’apprendre à s’abstraire de ses propres modèles mentaux pour adopter ceux du sujet dont on s’occupe, afin de correspondre précisément aux nécessités reconnues de celui-ci.

- De modifier son regard sur la personne en difficulté.

- De reconnaître les potentialités de l’être dont on s’occupe, en l’aidant à trouver en lui-même l’expression de sa dignité.

 

BIBLIOGRAPHIE :

OUVRAGES D’ANTOINE de LA GARANDERIE ECRITS EN COLLABORATION

(en vert, les livres qui présentent des applications pratiques)

TOUS LES ENFANTS PEUVENT REUSSIR ; Antoine de La GARANDERIE & Geneviève CATTAN ; Le Centurion, 1988, 170 p.

ON PEUT TOUS TOUJOURS REUSSIR ; Antoine de La GARANDERIE & Elisabeth TINGRY ; Bayard Editions, 1991, 220 p.

REUSSIR CA S’APPREND ; Antoine de La GARANDERIE & Daniel ARQUIE ; Bayard Editions, 1994, 198 p.

BRISSARD (Françoise) ; AIDEZ VOTRE ENFANT A REUSSIR ; Le Rocher, 1988.

BRISSARD (Françoise) ; DEVELOPPEZ L’INTELLIGENCE DE VOTRE ENFANT ; Le Rocher, 1988.

 CAUSY (Pierre) ; AIDEZ VOTRE ENFANT A APPRENDRE SES LEçONS ; Le Rocher, 1990.

 THOMAS (Christian) ; LA REUSSITE DE VOTRE ENFANT C’EST AUSSI VOTRE AFFAIRE ; Editions du Rocher, 1988, 216 p.

CHICH (Jean-Paul), JACQUET (Michelle), MERIAUX (Nadette) et VERNEYRE (Michèle) ; PRATIQUE PEDAGOGIQUE DE LA GESTION MENTALE ; RETZ, 1991.

THOMAS (Christian) et VISELTHIER (Bernard) ; AIDEZ VOTRE ENFANT A APPRENDRE ; Le Rocher, 1988.

TAURISSON (Alain) ; PENSEE MATHEMATIQUE ET GESTION MENTALE ; Bayard Editions, Paris, 1993.

CAUSY (Pierre) ; AIDEZ VOTRE ENFANT EN ORTHOGRAPHE ; Editions du Rocher, 1989.

OUVRAGES D’ANTOINE de LA GARANDERIE

LES PROFILS PEDAGOGIQUES ; Le Centurion, 1980, 259 p.

PEDAGOGIE DES MOYENS D’APPRENDRE ; Le Centurion, 1982, 133 p.

LE DIALOGUE PEDAGOGIQUE AVEC L’ELEVE ; Le Centurion, 1984, 127 p.

COMPRENDRE ET IMAGINER ; Le Centurion, 1987, 196 p.

POUR UNE PEDAGOGIE DE L’INTELLIGENCE ; Le Centurion, 1990, 183 p.

LA MOTIVATION ; Le Centurion, 1991, 131 p.

L’INTUITION ; Bayard Editions, 1995, 103 p.

CRITIQUE DE LA RAISON PÉDAGOGIQUE ; Nathan, 1997, 350 p.

Un livre en ligne : La gestion mentale appliquée au cycle 3

Documents en power point : http://www.inforef.be/projets/conaisens/module/vallee_module.htm

Voir aussi : http://poussieresdetoiles.unblog.fr/tag/petit-ecolier/fiches-pedagogiques/

Liste de livres classés : http://www.ifbelgique.be/site/index.php?option=com_content&task=view&id=21&Itemid=37

 

 

 

La mémoire

Classé dans : 1. Pedagogies,1.2. Gestion mentale,D~Petit ecolier~ — poussieresdetoiles @ 17:43

 

La mémoire

 

Antoine de La Garanderie s’est intéressé à la mémoire dans le cadre de la réussite scolaire. Il s’est donc attaché à nos deux mémoires principales – la visuelle et l’auditive – qui sont pour ainsi dire les seules utilisées à l’école*. La Garanderie a non seulement écrit, mais inspiré une abondance de livres qui permettent d’appliquer ses recherches. Peut-être peut-on les résumer ainsi : l’apprentissage suppose attention, mémorisation, compréhension, réflexion et imagination. Ces cinq « gestes mentaux » permettent de percevoir l’information, de reproduire cette perception sous la forme d’une évocation mentale visuelle ou auditive, et enfin de restituer cette information. Pour lui, le cœur du problème des enfants en difficulté d’apprentissage est l’évocation mentale. Certains, pour reconstituer la leçon dans leur tête, utilisent volontiers des images visuelles, les autres des images auditives. Par exemple, un enfant visuel peut apprendre à « photographier » les mots et en restituer l’orthographe exacte, tandis qu’un enfant auditif décode phonétiquement ce qu’il lit, sans s’intéresser à l’orthographe ; celui-là a besoin d’épeler intérieurement la difficulté pour ne pas faire de fautes. Il faut donc essayer de découvrir si l’enfant est plutôt auditif ou visuel (il n’est jamais uniquement l’un ou l’autre) et l’aider à utiliser ses capacités propres. Bien souvent, l’enfant en difficulté ne les utilise pas à l’école, ou uniquement dans certaines branches. Ce type de problème surgit notamment chez un enfant très auditif qui a une institutrice très visuelle (ou vice versa), quand celle-ci ne réalise pas qu’elle ne stimule qu’un type de mémoire chez ses élèves. Cela peut aussi arriver avec les parents. Il est bon d’apprendre à connaître son enfant et de développer des stratégies qui lui conviennent pour prévenir les éventuelles difficultés.

L’entraînement de la mémoire ne peut se diviser en « initiation » et « approfondissement ». Il s’agit plutôt de stimuler chaque type de mémoire, en privilégiant celui qui convient le mieux à l’enfant.

 

 La « représentation mentale » et « la mise en projet » sont les clefs de la mémorisation.

Antoine de La Garanderie les préconise et on les retrouve chez les grands spécialistes de la mémoire qui ont décrit au XVIe siècle les techniques de mémorisation qui permettaient les prouesses des érudits du Moyen Âge. Pierre de Ravenne décrit** une technique qui évoque la « mise en projet » : « Il faut choisir une église déserte, en faire le tour trois ou quatre fois en fixant dans son esprit tous les endroits où déposera par la suite ses images mnémotechniques. Chaque locus devra être distant de cinq à six pieds des autres. » Il fixa ainsi au cours de ses voyages plus de cent mille lieux mémoratifs qui lui permettaient de retrouver et de reproduire mot pour mot l’ensemble  du droit canon, deux cent discours de Cicéron et vingt mille points du droit civil !

Giordano Bruno, lui, décrit poétiquement la « représentation mentale » : «  Se souvenir de ces Ombres d’idées, contractées pour l’écriture intérieure***.  »

Marie-Claude Roche****, psychologue clinicienne formatrice en gestion mentale d’après les méthodes d’Antoine de La Garanderie, est une des rares spécialistes à les appliquer aux jeunes enfants, s’intéressant ainsi à prévenir les dégâts plutôt qu’à les guérir. Elle insiste sur l’importance de ces deux clefs de la mémoire :

 

1. Se représenter mentalement. Il faut comprendre que la perception seule n’est rien. Ce n’est que quand elle débouche sur la représentation mentale précise que la mémorisation se fait. Cela implique de nombreuses discussions qui incitent l’enfant à prendre conscience de ce mécanisme et à le maîtriser. Ainsi un enfant qui a une mémoire plutôt visuelle peut très bien se représenter le soleil quand on lui en parle. Mais il est très possible qu’il n’évoque que l’image et pas le mot :

 

« - Quand je te dis « soleil », tu dois non seulement voir le soleil, mais aussi le mot « soleil » qui s’inscrit dessus. Tu le vois ?

- Ah oui ! … Je n’y avais pas pensé avant ! »

 

Dialogue typique !

 

L’autre point important est de laisser à l’enfant tout le temps dont il a besoin pour réaliser cette évocation mentale. Si c’est un auditif, il aura besoin de se décrire ce qu’il se représente. C’est un processus très lent, mais de très grande qualité. C’est ainsi que les enfants très auditifs apprennent à lire plus lentement ; parce qu’ils décrivent les lettres et les caractéristiques particulières des mots pour pouvoir les retenir.

Enfin, appuyez-vous sur le type de mémoire qui est le plus naturel à l’enfant, mais encouragez-le à utiliser l’autre. Il en aura besoin aussi. Il ne faut pas le rendre « ou sourd ou aveugle ».

 

2. Se mettre en projet est la clef de la mémorisation à moyen et long terme. Quand l’enfant se concentre pour apprendre un mot ou un geste, il très important de lui faire imaginer le moment où il devra reproduire oralement ou par écrit, car la mémoire est un acte de projection dans le futur et non pas un travail sur le passé. C’est dans la mesure où l’on se prépare pour le futur que l’on retient ce qui va devenir du passé. Et si l’on n’a pas fait cette projection, le souvenir du passé sera flou et incomplet. Pour que l’enfant comprenne bien la « mise en projet », il faut bien sûr l’y préparer avant d’aborder l’objet à mémoriser. C’est d’ailleurs une excellente manière de mobiliser son attention. Voici deux façons d’aider l’enfant à comprendre ce mécanisme :

 

· La visite. Avant de faire une excursion :

 

« Tu sais, Mamie aimerait bien venir avec nous, mais elle ne peut pas. Alors tu vas lui faire une surprise et je vais t’aider. Tu vas tout regarder en pensant à elle. Tout ce qui te plaît et que tu aimerais bien lui montrer ; tout ce que tu crois qui pourrait l’intéresser ; ainsi que ce qui sera indiqué en grand, ce qui signifiera que c’est sans doute important pour tout le monde. »

 

Au cours de la visite, vous lui rappelez le projet de la raconter à sa grand-mère, vous l’aider à choisir ce qui est important, vous lui demandez de vous montrer comment il va raconter, etc. quand il racontera, écoutez-le. Quand il a fini, s’il a oublié certaines choses, aidez-le à refaire la visite chronologiquement pour retrouver les moments oubliés.

 

· La leçon. Cette mise en projet doit devenir un procédé automatique. Quand l’enfant apprend  une leçon, il doit unir deux images dans sa tête : s’imaginer en train de réciter cette leçon dans sa classe (ou en train de l’écrire assis devant sa feuille) et associer à cette image la représentation de ce qu’il est en train de faire (il est assis à son bureau dans sa chambre, c’est jeudi soir il fait déjà sombre, la leçon se trouve dans tel livre, à tel chapitre, etc.). L’association de ces deux situations l’aidera à faire rejaillir le souvenir précis.


_____________________________

*On s’aperçoit de plus en plus que la vocalisation et l’articulation sont des aides précieuses de la mémoire (notamment pour l’apprentissage des langues), mais elles sont encore très peu utilisées à l’école. Quant au rythme et au geste, il n’en est même pas question au-delà du CP !

**Dans « Phœnix, sive Articiosa Memoria » (Venise, 1491), cité dans Les Découvreurs de Daniel Boorstin, collection « Bouquins », éditions Robert Laffont.

*** « Circé, ou les Ombres d’idées » (1582), cité dans Les Découvreurs.

****Formatrice au GER éducation qui est une des associations les plus importantes qui apprend la gestion mentale aux jeunes (à partir du CM1) dans divers lieux de France. GER éducation a deux adresses :

- Centre Thorigny 9, rue Sainte-Anastase, 75003 Paris. Tél. 01.48.04.59.29 ;

- 31, cours Emile-Zola, 69100 Villeurbanne. Tél. 03.78.89.56.28.

 

 

Classé dans : 1. Pedagogies,1.2. Gestion mentale,D~Petit ecolier~ — poussieresdetoiles @ 17:40

 

Mémoire auditive – Mémoire visuelle.

Ces jeux permettent à la fois d’observer laquelle des deux mémoires l’enfant utilise le plus volontiers et de l’encourager à employer les deux. Cela vous permettra de mieux comprendre votre enfant et de l’aider efficacement dans ses apprentissages. Analyser votre propre mémoire, par la même occasion. Et si votre enfant n’est pas du même type que vous, souvenez-vous que vos « petits trucs » ne sont pas les siens. Pensez à vous mettre à sa place, quand vous lui apprenez quelque chose.

1. L’objet voyageur (3 ans – 10 ans)

·  Mémoire visuelle : Montrez à l’enfant une série d’objets (par exemple : crayon, Lego, pion, carte et poupée). Dites à l’enfant de se retourner, enlevez un des objets, puis demandez-lui de regarder et de vous dire lequel manque. Augmentez petit à petit le nombre d’objets.

S’il n’y arrive pas, il a sans doute une meilleure mémoire auditive que visuelle. Dites-lui alors de nommer une ou deux fois la série d’objets, avant de se retourner. S’il y parvient mieux, encouragez-le à nommer les objets les yeux, puis à le faire mentalement en silence.

·  Mémoire auditive : Nommez trois fois une série d’objets. Annoncez à l’enfant qu’un objet s’est envolé et répétez-lui la série une quatrième fois en omettant un objet qu’il doit retrouver. Augmentez peu à peu le nombre d’objets et ne dites plus que deux fois, puis une fois la série avant d’en retirer un.

S’il n’y arrive pas, sa mémoire visuelle est sans doute meilleure. Enumérez le série lentement en lui disant de voir chaque objet dans sa tête. Quand il vous dit qu’il les voit bien, dénombrez la série lentement en omettant un objet.

Ces deux jeux sont simples et vous permettent de mieux cerner le processus mental de votre jeune enfant.

2. Tout de mémoire ! (6 ans – 14 ans)

Vous faîtes les mêmes jeux, mais cette fois il faut reconstituer de mémoire toute la liste d’objets. Quand l’enfant les regarde, incitez-le à « se mettre en projet » : qu’il s’imagine l’instant d’après en train de reconstituer la série. Il fera ainsi automatiquement appel à ses facultés propres.

3. La lettre envolée (3 ans – 6 ans)

·  Mémoire auditive : Prenez une marionnette et montrez-lui un objet :

Vous : Qu’est-ce que c’est ça ?

1ère marionnette : Able !

Vous : Able ? !

L’enfant : Table ! C’est une table !

Vous : Qu’est-ce que tu dis, toi, marionnette ?

1ère marionnette : Able !

Vous : Elle ne dit pas comme toi ? Qu’est-ce qui ne va pas ? … Est-ce qu’il manque quelque chose ?

L’enfant : Oui !

Vous : Quoi ?

Et ainsi de suite, jusqu’à ce l’enfant réalise qu’il manque le son t. Ensuite prenez une autre marionnette qui dira « tale » et l’enfant devra trouver le son b. Puis une autre qui dira « tble ». Une quatrième dira « tabe » et une dernière dira « tabl ». Au début, l’enfant aura des difficultés à cerner ce qui manque, mais ce sera de plus en plus facile, si vous décortiquez le même mot.

Soyez drôle, changez de voix pour chaque marionnette, mais articulez très clairement !

·  Mémoire visuelle :

Quand l’enfant connaît bien son prénom écrit, écrivez-le avec des lettres mobiles que vous assemblez et oubliez-en une : « Il me semble qu’il y a quelque chose qui ne va pas… » L’enfant vous le dira rapidement, faites-lui bien prononcer le nom et/ou le son de la lettre envolée.

Quand il découvre la lecture analytique, choisissez un mot qu’il ne connaît pas vraiment, mais qui ne comporte pas de difficultés orthographiques : tartine, mur ou tigre, etc. Vous l’écrivez avec les lettres mobiles en en oubliant une. Au début, vous l’aidez : « Il me semble que c’est « tartine », mais il y a quelque chose qui ne va pas… » Ensuite, vous essayer de ne pas lui dire de quel mot il s’agit. Et enfin vous pouvez ainsi l’aider reconnaître les difficultés orthographiques, ou , ch, eil, oin, etc.

4. Les deux mémoires dans le quotidien. (3 ans – 10 ans)

Observez votre enfant et utilisez les occasions qui se présentent. Par exemple, quand vous l’emmenez faire des courses : « Il faut acheter du pain, du lait, des œufs, du beurre et du jambon. Toi, tu t’occupes de retenir ça. Répète avec moi… » Arrivés au magasin, il doit vous les rappeler. Une autre fois, vous faites avec lui une liste visuelle. Selon sa maturité et ses connaissances de l’écrit, vous lui montrez les objets avant de partir ou vous collez des images sur un papier ou vous écrivez la liste. Quand il a bien observé, vous partez, et il ne pourra vérifier la liste que quand il pensera vous avoir désigné tous les produits à acheter.

5. Le recours à l’articulation. (3 ans – 10 ans)

Ce recours est particulièrement utile pour relier les mémoires auditive et visuelle.

·  La prononciation de l’orthographe est une excellente manière d’aider les « auditifs » qui peinent. La première chose est de faire épeler les mots difficiles pour que l’enfant s’en souvienne au moment d’écrire, mais il est beaucoup plus amusant et donc plus efficace de les prononcer ! Ainsi « beaucoup » devient « be-a-u-co-up » ; « temps » devient « te-m-ps ». Il faut les prononcer rapidement et les introduire dans la conversation : « Donne-moi la « ma-i-n » ! »

Pour les langues étrangères, ça marche très bien aussi. Il y a bien sûr le fameux « Sha-kes-pe-are », mais aussi « s-cho-ol » ou « to-uggghhh » ! De plus, l’enfant, jouant ainsi à prendre un accent français caricatural, sera plus conscient et donc plus sensible à la prononciation correcte.

 

Refaire la même forme ou la « représentation mentale ».

La représentation mentale est une fonction de l’intelligence qu’il est très important de développer. Voici un petit jeu tout simple. Prenez des allumettes et utilisez-les pour en faire une forme. Dites à votre enfant de la copier. Quand il y arrive facilement, couvrez-la après qu’il l’a regardée, et demandez-lui de la copier de mémoire. Utilisez de plus en plus d’allumettes pour compliquer la forme.

Variante : dessinez une maison rudimentaire, avec un nombre d’éléments précis. Par exemple, au rez-de-chaussée : une porte à droite et une fenêtre à gauche; au 1er étage : deux fenêtres. L’enfant doit dessiner la même maison sans oublier d’éléments.

Vous pouvez faire le même jeu avec n’importe quel dessin simple et précis. Pour que votre enfant arrive à le redessiner de mémoire, laissez-lui d’abord le modèle à recopier et puis enlevez-le. Observez comment il s’y prend. Encouragez-le à voir le dessin dans sa tête, demandez-lui de vous le décrire : d’abord en le regardant ; puis dans sa tête avant de le reproduire sur la feuille. Vous l’aiderez ainsi à réfléchir avant d’agir !

Mémoires auditive et visuelle. (0 – 3 ans)

Nous avons chacune une préférence pour l’une d’entre elles, qui nous pousse à présenter les choses toujours de la même façon. Or le bébé n’a peut-être pas le même type de mémoire. Il est bon d’en être conscient pour varier nos présentations et ne pas le rendre « ou aveugle ou sourd », comme dit Marie-Claude Roche*. Pour cela il est bon, dès les premiers jeux de langage, d’encourager les deux approches. Notamment quand vous pratiquez l’ « étiquetage oral »** : parfois vous commencez par présenter l’objet ; d’autres fois vous dites d’abord le mot.

 

« Regarde ceci… tu le vois ?… Touche… sens… c’est une pomme… ça s’appelle pomme ! »

« Et maintenant je vais te montrer une banane ! Tu ne sais pas ce que c’est qu’une banane ?! Eh bien, la banane est longue et jaune ! Tu veux la voir ?… Attention… La voici ! »

_____________________________

*Marie-Claude Roche, psychologue clinicienne formatrice en gestion mentale d’après les méthodes d’Antoine de La Garanderie, est une des rares spécialistes à les appliquer aux jeunes enfants. Elle insiste beaucoup sur l’importance de ce jeu qui prépare mieux l’enfant à utiliser toutes ses facultés et qui empêche le parent de s’enfermer dans un seul type de présentation.

**L’étiquetage oral. (0 – 3 ans) : Prenez l’habitude de lui montrer ce qui l’entoure et de le désigner clairement, en répétant souvent d’une voie enjouée.

 

 

Faciliter l’apprentissage

Classé dans : 1. Pedagogies,D~Petit ecolier~ — poussieresdetoiles @ 17:36

 

Voici un article du Dr Sehrine Mokrane :

 

CONSEILS POUR FACILITER L’APPRENTISSAGE ET LA MEMORISATION

(ceci constitue la partie la plus importante de cet article pour vous convaincre de l’intérêt de ces conseils je ne puis vous dire qu ‘une seule chose, il faut les essayer sur quelques questions ensuite vous jugerez)

Etant médecin en gériatrie et assurant des gardes en médecine d’urgence, m’occupant de patients présentant des troubles de la mémoire dans le cadre d’atelier mémoire.

Et m’étant intéresse au problème de la mémoire, je me permets de donner ces conseils aux sœurs et aux frères qui préparent des examens pour les aider à obtenir de meilleurs résultats sur le plan de la mémorisation :

Révision le soir avant de se coucher des questions apprises dans la journée :

Le fait de réciter avant de se coucher dans son lit un peu du Coran, améliore beaucoup la mémorisation du Coran. C’est à partir de conseils que j’ai trouvé dans le recueil de hadith de l’Imam Mohieddine Annawawi conseillant de réciter le Coran avant de dormir que je m’en suis rendu compte car j’ai appliqué ce conseil à des sourates que j’avais appris dans la journée et je me suis rendu compte que cela permettait de se souvenir des sourates et de ne pas les oublier, en termes de médecine cela entraîne une très grande amélioration de la qualité de la fixation sur le plan de la mémoire.

Car la phase d’endormissement du sommeil est un état de conscience modifiée équivalent à l’état de conscience que l’on retrouve dans les états de relaxation, c’est pour cela que l’on peut se servir de ce moment privilégié pour se réciter les résumés de questions apprises dans la journée, avant de s’endormir pour en améliorer la mémorisation, ou surtout pour faire de la visualisation avec mise en situation(voir plus loin), tout en respectant la tradition du Prophète(BSDL), concernant les conseils du coucher.

-se servir de la visualisation :

Lorsque l’on apprend un chapitre sur une pathologie donnée, il faut essayer de se former des images visuelles de ce que l’on apprend soit les yeux ouvert soit en fermant les yeux de tant à autres sur les points clés du cours. (exemple : pour visualiser la définition de l’infarctus du myocarde qui est l’obstruction d’une artère coronaire vous pouvez imaginer un cœur avec les 3 artères coronaires et poser une croix sur une des artères pour symboliser l’obstruction, de même pour la douleur thoracique de l’infarctus : imaginer un patient ayant la main droite sur la poitrine avec des flèches vers le bras gauche et la mâchoire pour symboliser l’irradiation de la douleur et une horloge ou des chiffres indiquant 30 minutes pour résumer sous forme visuelle cette douleur thoracique)

Ne penser pas qu’il s’agit de transformer les cours de médecine en bande dessinée et que cela est un jeu, il s’agit d’une façon d’apprendre qui s’appuie sur une des découvertes récentes des travaux sur la mémoire (principe de l’association d’image visuelle pour améliorer la mémorisation d’un texte littéral), c ‘est le sens des schémas que l’on retrouve dans certaines questions et qui en facilitent grandement la mémorisation.

Le but est de rendre ici cette visualisation quasi systématique dans la mesure du possible, en comprenant qu’il suffit de créer quelques images visuelles par cours (1 image par point clé du cours suffit à améliorer la mémorisation), et qu’il ne faut pas chercher à créer des images visuelles pour chaque phrases du cours. Il est évident qu’au début vous devrez apprendre les bilans d’examens complémentaires sous forme textuelle et que vous aurez du mal à créer des images visuelles pour des matières comme l’hématologie.

Il faut ensuite se réciter son cours les yeux fermés dans l’ordre chronologique et au cours de la récitation, il faut placer les images visuelles que vous aurez construit lors de l’apprentissage, c’est cette association qui facilite la mémorisation.

Il faut pour comprendre l’intérêt de cette technique et pour pouvoir l’appliquer commencer avec des questions qui se prêtent bien à la visualisation (comme Les états de choc, l’arrêt cardiorespiratoire, l’infarctus du myocarde), sinon cela pourra vous paraître un peu difficile et vous n’appliquerez pas la technique ce qui serez vraiment dommage.

-Récitation trois fois du cours que l’on vient d’apprendre :

De plus le fait de se réciter une question 3 fois au lieu de une seule fois améliore énormément la qualité de la mémorisation, lorsque l’on lit cela on a l’impression que cela constitue une surcharge de travail mais en fait lorsque l’on peut se réciter le résumé d’une question une fois, le fait de réciter encore 2 fois ne prend que peu de temps, mais la tendance naturelle est d’abandonner au bout de une seule fois.

        L’idée de répéter trois fois au lieu de une seule fois m’ait venu du fait que lors des ablutions le lavage est répété 3 fois et que lors de la prière, les formules de salutations sont répétées trois fois.

Lorsque j’ai commencé à le faire, j’ai constaté une amélioration très nette de la qualité de la mémorisation.

Il doit se produire quelque chose sur le plan de la mémoire lorsque l’on répète une connaissance 3 fois et ce mécanisme est à ma connaissance inconnue(si ce n’est qu’empiriquement réciter trois fois valent mieux que une seule fois mais j’ai été frappé par la réflexion répétée des conférenciers d’internat qui nous disaient lorsque j’étais étudiant qu’il fallait avoir appris au moins 3 fois les questions d’internat pour bien connaître le programme, et j’ai constaté qu’ils avaient raison, ce qui me fait penser qu’il doit y avoir un lien entre la qualité de la mémorisation et la répétition trois fois ) il faut le tester pour s’en rendre compte.

Visualisation avec mise en situation :

Après avoir réciter son cours, il faut fermer les yeux, essayer d’imaginer le malade et Vous-même, dans une situation correspondant à la pathologie étudiée. Voir le malade sur la table d’examen, vous voir vous-même à ses cotés. Voir l’état du malade à l’inspection, pour rechercher les signes d’inspection. Vous voir poser les questions adéquates pour rechercher les éléments de l’interrogatoire et imaginer les réponses du malade. Vous voir en train de l’examiner pour rechercher les signes de l’examen clinique, puis vous voir prescrire les examens complémentaires et les traitements que l’on applique(a titre d’exemple : penser à un malade en état de choc septique dans un service d’urgence médicale, visualiser les différents signes de l’état de choc à l’inspection puis les signes que l’on cherche à l’interrogatoire et à l’examen clinique, les mesures d’urgences puis les examens complémentaires que l’on prescrit et penser le traitement que l’on applique et ses modalités de surveillance comme si vous preniez vous-même en charge le malade en vous mettant à la place du médecin.

La visualisation doit être détaillée pour être efficace (vous devez vous voir en train d’agir), elle vous aidera dans la mémorisation et elle diminuera le stress naturel que vous ressentirez au début de vos fonctions d’internes en face de certaines situations d’urgences.

La réflexion concernant la répétition 3 fois de la récitation des questions est aussi valable pour cet exercice, mais pour commencer faites le une seule fois afin de vous rendre compte de ses effets bénéfiques.

Il y a deux moments privilégiés pour faire cette visualisation avec mise en situation :

-tout de suite après avoir appris un cours

-et surtout le soir avant de se coucher (voir plus haut), tout en respectant la tradition du Prophète (BSDL) concernant les conseils du coucher(ablutions, récitation du Coran, Dhikr, invocation du coucher et voir les recueils de Hadith pour plus de détails). Si j’insiste sur le respect des conseils concernant le coucher que nous a laissé le Prophète(Bsdl) c’est parce que comme vous l’avez compris ils sont placés à un moment précédant la phase d’endormissement qui leur donne un impact psychologique très fort sur le plan de la foi (la phase d’endormissement correspondant à un état de conscience modifié équivalent aux états de relaxation) au sein de la bénédiction qui leur est rattachée, et parce que je souhaiterais vous encourager à les appliquer car c’est à partir du moment ou j’ai commencé à les appliquer que j’ai senti une grande amélioration sur le plan de la foi et que j’ai compris le lien existant entre cette phase précédant le sommeil et la mémorisation.

Ceci dit si vous vous amusez à visualiser à vos moments perdus (comme par exemple lors des transports cela sera également très bénéfique).

Cette forme de visualisation avec mise en situation est utilisée par les sportifs de haut niveau pour améliorer leurs performances et diminuer le stress des compétitions et ceci dans toutes les disciplines sportives.

Vous trouverez dans les références bibliographiques à la fin de l’article

Un ouvrage concernant les arts martiaux écrit par Henry Plée qui est Président d’honneur de la fédération française de karaté dont les 20 Dernières pages qui sont les plus intéressantes explicitent très bien l’utilisation de la visualisation dans son application au sport de compétition et aux arts martiaux en particuliers.

Les techniques de visualisation combinées à la relaxation sont également Utilisées par les psychiatres comportementalistes dans le traitement Du stress et des états d’angoisse, il ne faut pas commettre l’erreur de dédaigner ces techniques car elles sont utilisées pour traiter des Etats de stress chez certains patients car en fait elles sont énormément Efficaces pour des gens en bonne santé dans le cadre de l’apprentissage De la pratique médicale pour favoriser la mémorisation et développer Ce que l’on appelle « le sens clinique » et l’habilité dans la réalisation des gestes techniques(par exemple : intubation, pose de cathéter centraux, ponctions, déroulement d’un accouchement, visualisation d’une procédure opératoire pour les internes de chirurgie, etc.). Et comme Je vous l’ais dit ce sont les mêmes techniques qui sont utilisées par les sportifs de haut niveau pour améliorer leurs performances et diminuer le stress inhérent aux compétitions.

 

 

 

et la mémorisation

Classé dans : 1. Pedagogies,D~Petit ecolier~ — poussieresdetoiles @ 17:32

 

Faciliter l’apprentissage et la mémorisation (suite)

J’ai eut l’idée d’utiliser la technique d’associations visuelles à partir d’une de mes patiente âgée de 91 ans qui fait partie de l’atelier mémoire que j’anime et qui se plaignait de difficultés pour retenir le numéro de téléphone, je lui ais appris à visualiser les chiffres des numéros de téléphone et à décomposer un numéro de téléphone par bloc de 4 chiffres de la façon suivante : 

0133

2740

50

pour faciliter la mémorisation, elle s’est entraînée pendant 1 semaine pendant 5 à 10 minutes avant le coucher. Ensuite sans que je veuille la tester au cours de l’atelier mémoire suivant sur un exercice consistant à mémoriser une affiche publicitaire comportant de nombreuses informations dont un numéro de téléphone, les patientes pouvaient regarder l’affiche publicitaire pendant 5 minutes. La patiente en question à su retenir le numéro de téléphone sans aucune erreurs avec d’autres détails de l’affiche publicitaire.

Cela m’a vraiment stupéfait et c’est à partir de cela que je me suis intéressé de plus prés à la visualisation et que j’ai pensé à me servir de la visualisation pour l’apprentissage et que j’ai mis au point cette technique, elle m’a énormément aidée et les sœurs et les frères auxquels je l’ai expliqué y ont trouvé beaucoup d’aide dans l’apprentissage.

Je vous encourage à vous y appliquez car au début elle demande quelques efforts mais au bout de quelques questions vous en sentirez les effets bénéfiques et cela deviendra presque un jeu de chercher des images visuelles à associer à votre question.

Surtout ne négligez pas la visualisation finale ou vous vous mettez en situation réelle car elle vous permettra de tester vos connaissances, de vous améliorer dans la rédaction des dossiers cliniques, de développer votre sens clinique, de rendre votre externat plus fructueux et de diminuer votre stress lorsque vous serez interne, vous vous en rendrez compte déjà lors de vos gardes au bout de quelques temps.

Le fait d’associer des images visuelles aux informations textuelles permet une meilleure mémorisation c’est le principe de base de cette technique. Pour ceux que cela intéresse vous trouverez des livres sur la visualisation et la mémoire aux rayons gériatrie et psychologie des bibliothèques universitaires, voici des coordonnées de livres sur le sujet :

-la visualisation de François jean paul Cavalier .Inter éditions.

-la mémoire en pleine forme de Jocelyne de Rotrou.

-l’art sublime des points vitaux par Henri Plée(8eme dan de karaté, président d’honneur de la fédération française de karaté : livre très intéressant pour la self défense et explicitant très bien l’application de la visualisation au karaté et au sport en général, voir les 20 dernieres pages qui sont les plus intéressantes ) .

On peut associer la relaxation à la visualisation pour en renforcer de façon importante les effets .La relaxation est une technique très bénéfique pour l’esprit qui existe depuis 70 ans depuis sa description par le Dr schultz qui est reconnu pour ses effets bénéfiques par la communauté médicale internationale dans le traitement du stress et qui est utilisée par les sportifs de haut niveau pour améliorer leur performances(voir le livre de henry Plée).

Mais la relaxation est une technique puissante qui necessite des précautions qu’il faut absolument respecter qui sont les suivantes :

-La relaxation est contre indiquée de façon formelle dans les cas suivants :

-les personnes présentant des troubles psychologiques ne doivent pas pratiquer la relaxation sans surveillance médicale.

-les enfants et les adolescents ne doivent pas pratiquer la relaxation sans surveillance médicale.

-les patients présentant des troubles cardiaques ne doivent pas pratiquer la relaxation car la relaxation peut priver les patients présentant des douleurs angineuses des sensations douloureuses qui sont un signe d’alarme précieux. Donc les patients cardiaques ne doivent pas pratiquer la relaxation.

-la relaxation doit se pratiquer en s’allongeant par terre en respectant la Quibla car la relaxation engendre les mêmes effets que le sommeil et il sont beaucoup plus puissant pour les objets qui se trouvent dans la direction des pieds(la direction des pieds inspire des pulsions de rejet ).

-Mettre la tête au centre en position médiane, ni à gauche ni à droite ceci très important, car si l’on tourne la tête à droite ou à gauche cela peut entraîner des troubles affectifs (tristesse et ou anxiété ) cet effet n’est pas décrit à ma connaissance dans les livres de relaxation mais je l’ai constaté dans ma pratique personnelle.

Mais si l’on respecte cette condition, la relaxation est tout à fait bénéfique pour l’esprit si l’on s’en sert de façon sérieuse car c’est une technique puissante.

-il ne faut pas se relaxer en position assise en baissant la tête mais plutôt avec une position normale de la tête car la relaxation en baissant la tête peut entraîner des sentiments de tristesse ou d’anxiété. Par contre la relaxation en position assise avec une position normale de la tête est très bénéfique. Par contre il ne faut pas se relaxer devant des symboles religieux en levant la tête car cela peut entraîner des sentiments d’orgueils et de manque de respect c’est un point qu’il faut absolument respecter.

Je vous met en garde contre les livres de relaxation qui n’explique pas bien la relaxation et qui peuvent être nuisible, à mon avis pour les personnes instruites qui veulent apprendre seules la relaxation le seul livre fiable et toujours de référence est le livre du Dr Schultz « le training autogéne » qui est le fondateur de la méthode de relaxation.

Il est possible de pratiquer une forme de relaxation très simple en se servant de la respiration de la façon suivante :

-il faut fermer les yeux, et compter sa respiration de cette façon : 1,2,3 à la fin de l’inspiration et 1,2,3 à la fin de l’expiration dans la langue maternelle pour que son effet soit plus puissant.

La première séance doit durer 5 minutes au bout de 5 minutes avant d’ouvrir les yeux

Vous fléchissez les bras et vous prenez une grande respiration avant d’ouvrir les yeux, la fin de la relaxation s’appelle la reprise et il est important de bien la faire.

Pour les cas vraiment exceptionnels des personnes qui ressentirait de l’anxiété qui persisterait au bout de 3 séances, elles ne doivent pas se servir de cette relaxation seule mais doivent consulter un médecin psychiatre ou un psychologue car cela révèle la présence d’une Pathologie à type d’angoisse qui peut très bien se résoudre par la prise en charge Médicale dans le cadre des psychothérapies cognitivocomportementales

Dans la très grande majorité des cas les 3 premières séances de relaxation se passeront bien et vous pourrez vous en servir de la façon suivante :

-vous fermez les yeux vous faites 3 à 7 minutes de respiration pour atteindre l’état de relaxation puis vous faites la visualisation avec mise en situation de la prise en charge d’un malade au début il faut commencer par la visualisation de pathologies faciles à visualiser et comportant des gestes techniques le meilleur exemple étant l’arrêt cardiaque car en plus lors des premières fois que l’on prend en charge cette pathologies il y a toujours un peu de stress, vous en ressentirez les effets bénéfiques sur le plan de l’habilité à réaliser des gestes techniques comme la ventilation au masque, l’intubation, le massage cardiaque et l’amélioration de votre capacité à organiser la réanimation en fonction des diverses possibilités d’évolution de votre malade en imaginant le déroulement de votre arbre décisionnel et la diminution de votre stress. Une fois que vous avez fini votre visualisation vous faites à nouveau 3 à 7 minutes de respiration avant de faire votre reprise (flexion des bras et une grande respiration avant d’ouvrir les yeux), cette dernière phase de respiration est très importante à réaliser et à respecter pour obtenir tous les effets bénéfiques de la relaxation(meilleure qualité de mémorisation et amélioration de la mémorisation).

La seule chose qu’il faut respecter c’est qu’il faut faire seul cette relaxation, il ne faut pas qu’il y ait une personne devant vous ou à coté de vous car la relaxation entraîne des sentiments affectifs par rapport aux personnes qui sont devant vous ou à coté de vous qui peuvent vous nuire, donc je vous recommande de faire cette relaxation chez vous.

Et je vous recommande de la faire allonger par terre en respectant les conseils que j’ai donné plus haut. Si vous la faites assis il faut poser les mains sur les genoux.

Ensuite et je le conseille à ceux que la relaxation intéresse, vous pourrez approfondir votre connaissance de la relaxation grâce au livre du Dr schultz « le training autogéne » .

C’est une technique qui n’est pas décrite pour son application à la médecine à ma connaissance et que j’ai eut l’idée d’utiliser à partir de mon expérience de cette technique appliquée aux arts martiaux que Henry Plée appelle dans son livre L’art sublime des points vitaux « le secret des secrets » pour ce qui est de développer l’habilité et l’anticipation dans les combats d’arts martiaux.

Lorsque j’ai commencé à l’appliquer à visualiser en état de relaxation la prise en charge de patients présentant des pathologies, j’ai senti une grande amélioration dans mon habilité et mon sens clinique et la qualité de la mémorisation de la pathologie.

C’est une technique que je vous recommande d ‘essayer et bien que n’ayant pas fait de chirurgie je pense qu’elle serait particulièrement appréciable pour aider les internes de chirurgie à mémoriser leur protocole opératoire et développer leur dextérité et quant aux médecins elle les aidera à développer-leur sens cliniques.

Bénédictions et salut d’ALLAH sur le Prophète(Bsdl).

Que ALLAH Le Glorieux, nous aide dans les épreuves de la vie, dans notre pratique de l’Islam, dans les soins que nous apportons aux malades, et dans nos études.

Fraternellement.

Docteur Sehrine Mokrane

 

 

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